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Toute mansuétude sera définitive

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Je m'efforce en hâte de métatextir. Je commence par déblayer la gaboue qui s'est accumulée devant le déversoir. Puis je prépare une marmite de chili qu'on carne pour les pingouins qui en sont friands. De temps en temps, je regarde ma montre/horloge/pendule/sablier mais Stan n'arrive toujours pas. Je me demande dans quel néobarbarisme il est encore allé s'engluer. S'il s'est aventuré du côté des arènes suspendues, cela risque de prendre un bout de temps. Et s'il a été envahi par le désordre, n'en parlons pas. La quête du Groir est une entreprise de longue à laine ; nos héros ne doivent pas se décourager devant des osbtacles superfétatoires.

Stan avec l’aide, indice pensable, de son catoblépas, porte sur son demi-tandem des morceaux de murs qu’il a trouvé sur le sol d’une vieille cave de l’ancienne Lectoris, dont il est ressorti par un long passage souterrain. Excité par sa découverte, il avance jusqu’à perte de regards. Il arrive dans une clairière où il étale par terre les fragments qui reconstituent sous ses yeux une fresque historique. Les dessins symbolisent une voie d’accès vers le Groir, cette pyramide retournée enfoncée dans le cœur de la bibliothèque jusqu’à un livre au titre illisible empli de signes métaphysiques et de calculs philosophiques. Stan Islas se sent perdu, incapable a priori de mener à bien ce défi mal agencé.

Il tente d'appeler Nats, son double emphythéotique, sur son téléphone portable en quartz vrillé ; mais celui-ci, bien que dûment chargé de cours à la Sorbonne, se borne à émettre des sons étranglés et des fragments de couverture en pure laine des Shetlands. Perplexe, Stan décide de s'endormir pour consulter dans son sommeil ses mages et devins habituels. Pour faciliter l'endormissement, il avale une gélule de pina colada, mais l'effet produit n'est pas celui espéré. Son esprit frappeur détache la lanière qui le rattache à son corps et s'en va vagabonder au-delà des barrières de loques trois. Là il rencontre une jeune femme dont les intentions ne semblent guère pacifiques. A peine se sont-ils croisés qu'elle l'avertit sans paroles que "toute mansuétude sera définitive".

Stan monte au sommet d’un beffroi, parodie un souffleur d’âme et m’édite une compilation du nectar de première main (made in Lectoris) qu’il libère par ses mots sans licence, afin que je puisse comprendre son laborieux raisonnement campanaire. La jeune femme ne supporte pas la libération de ces phrases qui lui étaient aliénées. Elle écrit une liste d’invectives qui ne lui répondent plus. Elle prend aux tréfonds de ses mauvaises inclinations et bascule dans un colimaçon verrouillé de haut en bas où elle rebondit, malgré ses ordres menaçants voulant ouvrir à tout prix un site à la belle vitrine, qui cache dans ses bas-fonds des relents d’œuvres mercantiles.

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auteurs : Desman, Fuligineuse

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