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Sang vert
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- Debout ! Il faut toujours te tenir bien debout
- Si ton poing est serré alors sers-toi du poing
- Décroche les lunes le soleil est au bout
- Raccroche ton portable il ne te sert à rien
- Dans tes yeux certains soirs un raz d'marée se tord
- Dans chacun de tes pas les pavés se soulèvent
- Dans les cris que tu cries les voyell's se colorent
- Dans tes crocs bien sortis j'imagine ta sève
- Bats-toi contre le vent mêm' s'il faut te courber
- Bats-toi face aux marées qui t'engluent sur la plage
- Bats-toi avec tes arm's car nous somm's tous armés
- Bats-toi dès qu'on te dit de rester là bien sage
- Crache sur ton miroir lorsqu'il veut te séduire
- Postillonne à la gueul' de tes propres amis
- Vomis tes ennemis jusqu'à les faire frire
- Vide-toi en entier dès le lever du lit
- Car ta révolution n'attendra pas plus longtemps
- Car cette rébellion est l'oeil pour enfin voir
- Car seule la révolte accouche tes enfants
- Car « le désordre c'est l'ordre moins le pouvoir »
- Debout ! Il faut toujours te tenir bien debout
- Prêt à te mettre en marche au moindre coup de feu
- Annonçant le départ peu importe pour où
- L'essentiel est d'aller loin loin vers d'autres cieux
- Si ton poing est serré alors sers-toi du poing
- Pour cogner et frapper sur les tabl's du réel
- D'un coup de poing bien fort faire saigner les groins
- Et lève le bien haut pour mieux frapper le ciel
- Décroche les lunes le soleil est au bout
- Alors tire le fil déroule la pelote
- Jusqu'à atteindre l'astre et lui tordre le cou
- Pour n'avoir pas assez illuminer ta grotte
- Raccroche ton portable il ne te sert à rien
- Il ne sait que mentir sans te laisser le temps
- De déjouer ses tours de manège importun
- Apprends à le laisser tourner dans le néant
- Dans tes yeux certains soirs un raz d'marée se tord
- Et il vient se pointer à la pointe du sein
- Déchirant ton t-shirt pour mieux pointer dehors
- Te soulever le coeur sous une pluie d'embruns
- Dans chacun de tes pas les pavés se soulèvent
- Pour t'ouvrir le chemin jusqu'au creux de mes bras
- Là tu te sens si bien que seuls deux ou trois rêves
- Pourraient te retenir de paver tes émois
- Dans les cris que tu cries les voyell's se colorent
- Pour épouser l'essence ensoleillée d'la nuit
- De son charme étoilé qui jamais ne t'endort
- Glissant dans les aigus qui s'aiguis'nt quand tu jouis
- Dans tes crocs bien sortis j'imagine ta sève
- Prête à envenimer les âmes incertaines
- Qu'un coup d'oeil désempare et qu'un coup d'gueule achève
- Qu'un coup de foudre embrase et qu'un coup d'vent ramène
- Bats-toi contre le vent mêm' s'il faut te courber
- Fonce tête en avant pour défier les tempêtes
- Avec toute ta force embaumée par l'été
- Tu laisseras derrière un parfum de violette
- Bats-toi face aux marées qui t'engluent sur la plage
- Suis les pour t'éloigner puis dis-leur au-revoir
- Ta route continue bien après leur passage
- Il faut savoir quitter ces marées d'un seul soir
- Bats-toi avec tes arm's car nous somm's tous armés
- Sous les fusils rouillés qui nous sortent des yeux
- Les balles giclent bleues et le sang est teinté
- De ces couleurs d'enfer qui font de nous des dieux
- Bats-toi dès qu'on te dit de rester là bien sage
- Ta place n'est jamais ici et maintenant
- C'est plus loin et demain que s'exprime ta rage
- Demain c'est aujourd'hui quand on commande au temps
- Crache sur ton miroir lorsqu'il veut te séduire
- Lorsqu'il te fait plus beau que tu ne te connais
- Car tu sais ta beauté depuis que tu sais lire
- Rien ne peut te tromper pas même ton reflet
- Postillonne à la gueul' de tes propres amis
- Ils te remercieront délectés de salive
- Ils savent cet amour de t'avoir dans leur lit
- Et ils t'embrasseront puisque par toi ils vivent
- Vomis tes ennemis jusqu'à les faire frire
- Tu n'es pas si cruel depuis l'temps que tu meurs
- Tue ceux que tu veux tuer et éclate de rire
- En voyant leurs veuves au travers de tes pleurs
- Vide-toi en entier dès le lever du lit
- Et envoie tes baisers à qui voudra les prendre
- Oh tu trouveras bien dans le lit de la nuit
- Un sexe en érection qui viendrait de se pendre
- Car ta révolution n'attendra pas plus longtemps
- Ne manque pas l'instant où déferle l'orgasme
- Plonge-toi en entier dans ton con ruisselant
- Pour mieux éclabousser ce monde pris de spasmes
- Car cette rébellion est l'oeil pour enfin voir
- Ce qu'on te tient caché dans la signalétique
- Ce triangle isocèle à cribler l'isoloir
- Avec ta solitude accroché à ta trique
- Car seule la révolte accouche tes enfants
- Si tu as une femme alors baise ta femme
- Et conte-lui tout bas tes désirs d'elle ardents
- Que naisse de son creux ce crime qui te crame
- Car « le désordre c'est l'ordre moins le pouvoir »
- Ton enfant naîtra libr' la vie entre les dents
- Cet enfant du désordre il est ta propre histoire
- Féminine et radieuse à l'épreuve du sang
- 15/04/04
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