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Richard Mackenzie

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Richard Mackenzie est le principal représentant britannique de l'école littéraire des Strapistes créée par Codrut Sorin en 1947. Né à Boulogne-sur-Mer en 1957 de père britannique et de mère française, élevé en France, il a choisi en 1977 de repasser le Channel et de s'installer à Londres. Ayant beaucoup souffert du mal de mer alors, et refusant par claustrophobie de prendre le tunnel sous la Manche, il n'est jamais revenu sur le continent européen depuis.

Attiré par les légendes arthuriennes, il tenta durant sa jeunesse de "recréer" les premiers instants du roi Arthur. Déçu par ses échecs successifs, il plongea dans la lecture des sagas nordiques puis des œuvres de Tolkien. Devant le précipice profond et large qui séparait à ses yeux, ses qualités littéraires de celles de ses prédécesseurs, Richard Mackenzie sombra dans ce vide. Il cessa d’écrire.

Lors de son arrivée à Londres en 1977, parce qu’il en ressentit le besoin vital, Mackenzie fréquenta différents courants littéraires, dont le Mouvement Hiératique, les Écrivains de la nuit, le Portail des Transfuges, ou encore, le Gris maudit. Mais seul le mouvement Strapiste lui offrit de ressentir la nécessité d’écrire qu’il avait enfouie en lui. Il lutta plusieurs mois contre cette ancienne habitude. Il se savait incapable de survivre à un nouvel échec littéraire. C’est à cette occasion qu’il se coupa la main droite, seul moyen qu’il avait trouvé pour étouffer le second souffle de sa passion.

Lorsqu’en décembre 1978, il parvint à écrire lisiblement de la main gauche, il se jeta dans la Tamise. Sauvé par un passant, il s’en voulut d’avoir fait encourir un risque à ce courageux inconnu. Mackenzie passa les années suivantes à protéger cet homme qu’il apprit à connaître. Un dénommé Brian D. Rodan. Ils devinrent de véritables amis au grand désarroi de Suzy Rodan qui vit de moins en moins son mari.

Les deux complices formèrent une équipe efficace. Ils passaient leurs soirées dans les pubs londoniens. Mackenzie inventait des situations, des personnages, des répliques, et Rodan lui posait mille questions, le poussait à développer et à détailler, l’obligeait à bien connaître ce dont il parlait. Et dans la journée, Rodan retranscrivait leur collaboration. Ce bonheur dura un an, puis Brian Rodan mourut le 12 janvier 1980.

Richard Mackenzie et Suzy Rodan se soutinrent ; chacun prenant le rôle de Brian Rodan aux yeux de l’autre. Moins de deux ans plus tard, ils se marièrent et Richard Mackenzie publia son premier roman, intitulé Le sourire de mon père.

L’arrivée de l’informatique bouleversa la vie de Mackenzie. D’abord, il se mit à écrire plus rapidement. Cela changea même son style par la facilité avec laquelle il pouvait effacer ou insérer des mots, des phrases. Sans s’en rendre compte, il délaissa Suzy. Elle le quitta en janvier 1984. Il fallut trois jours à Mackenzie pour s’en apercevoir. Il la chercha deux jours et, bredouille et maintenant indifférent, il revint à l’indispensable écriture. C’est à cette époque qu’il commença à publier des chroniques dans The Ultimate Weasel. Les échanges qu’il provoquait avec les lecteurs, enrichissait sa personnalité, et lui donnait de nouvelles idées qu'il savait faire siennes.

Il a rencontré Guido-Donato Bartolomeo, selon la légende, le 31 décembre 1999 à Londres, où le jeune éditeur était venu fêter le nouveau siècle et millénaire avec ses contemporains tout en sachant qu'ils avaient un an d'avance et ne fêtaient en fait que le changement du chiffre des milliers de l'année. Et puis pas un seul jour de sa vie, il n'a été chrétien. Il avait juste envie de s'amuser, et Guido-Donato Bartolomeo était le larron adéquat. Devenus amis intimes, ils correspondent quotidiennement par e-mail à raison même de plusieurs messages par jour. Bartolomeo a publié plusieurs livres de Mackenzie (qui écrit indifféremment en français et en anglais) : Le Parolier (roman), et Mes anciens éloges (chroniques).




auteurs : Fuligineuse, Desman
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