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Olivier Sarongue
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Cet orphelin, né vers 1415, recueilli et élevé par une nourrice généreuse sut toujours se faire accompagner de personnes plus intelligentes et plus talentueuses que lui, pour les servir et les utiliser. Lorsqu’il rencontra la renommée d’Anthelme Courbedanse, il ne la quitta plus. Il négligea ses études pour s’investir auprès de son nouvel ami au point de devenir inséparables. Son rôle de faire-valoir ne le dérangeait aucunement. Sa joie et son enthousiasme étaient révélateurs des meilleurs choix de Courbedanse. Il innovait aussi sans se mettre en avant. Jouer les seconds rôles le glorifiait tant il y prenait plaisir. Il savait faire rire et savait que le plus dur était là. Donner du bon temps accompagné de confères bons vivants faisait son bonheur. Il débordait d’énergie et toute sa vie fut mise au service de ses talents d’acteur et de créateur, et du public qui ne se rendait pas compte de sa réelle valeur. Courbedanse devait le limiter lorsqu’il dégotait chaque semaine une nouvelle compagne qu’il avait convaincu de devenir membre de la confrérie des « Scolastiques Irrévérents ». Il soutint Courbedanse après le décès de Cornélie Lessaffre et sut lui garder intact le goût de jouer pour le public. C’est à cette période que Sarongue, d’abord tenté par la création de ses propres farces, perfectionna les anciennes de Courbedanse en améliorant leur cohésion, leur délire et en introduisant de nouveaux personnages.
Anthelme Courbedanse est mort dans ses bras en 1498 et pour ne pas lui faire d’ombre, il mourut de chagrin le jour de son enterrement.
- auteur : Desman
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