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Meurtre de l'imaginaire, de Guy de la Contrescarpe
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Dans Meurtre de l’imaginaire, Guy de la Contrescarpe se lamente de la mort de la littérature telle qu’il la conçoit, telle qu’elle aurait pu devenir et qu’elle n’a jamais su se transfigurer. Une litanie démoralisante et nécessaire précède la deuxième partie de son essai qui alors démantibule les auteurs et leurs lecteurs, les étudie avec précision et passion avant de leur donner les pleins pouvoirs dans la troisième et dernière partie. Il est rare qu’un intellectuel ainsi soumis à la saveur des mots s’interdise de passer le cap et ne devienne un auteur du sublime. Préférant exercer son talent de l’autre côté d’une frontière qu'il façonne lui-même, Guy de la Contrescarpe avec une passion du verbe digne de Gaston Bachelard tue le deuil inconscient de l’imaginaire qui perdure depuis des millénaires. Il outrepasse ses prérogatives et aborde avec talent une fiction d’un nouveau genre où l’absence de personnages et même d’êtres vivants exerce une tension littéraire qui éclate les dernières barrières d’une protection humaine qu’il décrit comme primitive. La joie offerte lors de la pénétration en ce monde abstrait auquel il faut donner vie procure des sensations qu’aucun auteur, aucun lecteur actuel n’a su atteindre.
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- auteur : Desman
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