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Manifeste des Forces de Proposition

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Notre devise :
Les mots nous imaginent écrire !



Nous

démener pour nous-mêmes, pour nos enfants, pour ceux qui ne peuvent pas le faire, nous surpasser non pas pour convaincre mais pour donner accès à une conscience collective. Les choix doivent rester libres et se faire en connaissance de cause. Le but n’est pas de déconstruire, mais d’observer, de réfléchir, de critiquer, de débattre, de proposer, et de voir ce qui pourrait tenir la route. Il ne suffit pas d’avoir des idées, il faut qu’elles soient réalisables et qu’elles soient perçues comme des évidences, non pas en les martelant mais en les mettant à l’épreuve de la réalité. On ne peut être généreux si l’on n'a rien à donner. L’engagement se doit d’être efficace.



Notre seule arme : les mots !
Notre seule solitude : nous !
Notre seule fonction : imaginer !
Notre seul objectif : écrire !




Nous

nous engageons comme des fous, sans savoir où cela va nous mener. Nous méprisons les techniques de manipulations et nous les décortiquons. Notre remise en question s’exerce à chaque minute. Le non-agir n’est pas loin. Nous n’avons donc pas besoin de manipuler nos idées pour les faire coller à la réalité de nos seuls actes concrets qui demeurent nos écritures. Nous démontrons ces dernières en allant plutôt que de les justifier a posteriori. Nous éclaircissons nos cheminements de pensée. La partie congrue de nos agissements est si infime, surtout que jusqu'à présent les contradictions enrichissent davantage nos pensées qu’elles ne contredisent nos conduites. Nous nous attribuons le rôle de sentinelles de l’emprise de la factualité, d’intellectuels de la concrétisation. Nous ne sommes même pas sûrs que nos propositions seront réalisées, nous ne sommes même pas sûrs que nous serons lus, nous ne sommes même pas sûrs que notre engagement soit le bon, nous ne sommes même pas sûrs que nous devons nous engager, nous ne sommes même pas sûrs de nous. Nous avons besoin de contradicteurs. Avons-nous besoin de contradicteurs ? Plus nous serons nombreux, plus nous conforterons nos prises de décision, plus nous confronterons nos points de vue. La liberté est contraignante. Nous devrons admettre nos erreurs personnelles et groupusculaires, et ce ne sera pas facile de revenir sur, parfois, des années de liberté mal agencées. Nous avons besoin de vous qui pouvez devenir nous.



Nous,

les fossoyeurs de normalité, les nomades des langues, les réfugiés des dictionnaires, les ministres des idées, les promoteurs des pensées, les pourvoyeurs de légendes, les montreurs de notes, les assembleurs de modernités, les princes de la propension, les maîtres du savoir-dire, les gestionnaires d’idéaux, les esclaves spirituels des bas-fonds, les aficionados de la réalité, les disciples de l’imaginaire.



Nous,

écrivons sur les pires atrocités ou catastrophes humaines, même récentes, et cela ne nous gène pas puisque notre démarche n’est pas financière. En tant qu’auteurs non commerciaux, le plus dur est plutôt de trouver les mots qui respectent la douleur des victimes et de leurs proches. L’idée de s’intéresser à des drames ne vient pas d’un défaut de sujet d’écriture, et le but n’est pas de faire que les gens changent ou s’impliquent, juste qu’ils ne puissent plus dire : « Je ne savais pas » ou « Je ne pouvais pas savoir ». Certains nous reprocheront de ne pas assez nous faire connaître, c’est oublier la démarche citoyenne voire humaine dont chacun dispose pour aller au-delà des apparences étalées à longueur de média. Nous ne pouvons pas et ne voulons pas penser et agir à la place de qui que ce soit. Chacun fait ce qu’il veut en toute connaissance de causes ou absence de recherche de connaissance de causes. Il n’est pas question de faire œuvre utile ou de vouloir changer les comportements, juste mettre les problèmes au premier plan afin de mieux connaître le monde dans lequel nous vivons. Une fois cette phase enclenchée nous offrons aux lecteurs intéressés les fruits de nos débats philosophiques afin d’aboutir toujours en fin de compte à des propositions concrètes. Dorénavant, dès leur publication sur le Net nos œuvres seront libres de droits et de reproductions à l’unique condition de ne pas se les attribuer ; les plus abouties d’entre-elles seront ensuite diffusées sous forme de livres grâce aux Éditions du Libraire Fou. Souvent nous privilégierons le roman pour ses trois principales qualités qui sont à nos yeux : l’évasion malgré des thèmes parfois difficiles, le plaisir de l’écriture et de la lecture, la présentation de façon réaliste et concrète de nos réflexions.



Nous,

les FoPros : Sébastien Vaupier, Nourra Kahil, Benjamin Bartolomeo, Joss Anjil, Amélie Lerms, Didier Rilemonse, Julian Cartois, Annabelle Glimantaire, Boniface Darnant, Nadège Opilandre et Prisc Verve.

Wikimaginaire, le 8 mai 2007










auteur : Desman

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