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Makropotamos
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L’ancienne graphie Macroppotamos existe, mais est désuète.
Le Makropotamos est un fleuve dont la source principale a été détournée suite à un tremblement de terre. Il s’enfonce maintenant sous Amoriphonisse dans les profondeurs des nappes phréatiques. Depuis, privé de son affluent au débit prodigieux, le cours d’eau restant porte le nom d’Araks. Ce dernier est une rivière prenant sa source en Anatolie, coulant le long de la frontière entre la Turquie et l'Arménie, de la frontière entre l'Iran et l'Arménie, puis le long de la frontière entre l’Azerbaïdjan et l’Iran, entrant finalement en Azerbaïdjan et se jetant dans le Koura. Sa longueur totale est d'environ 950 km.
Le Makropotamos parcourait 1089 kilomètres selon Herbert Kronick Jr. dans Le Makropotamos en aval d’Amoriphonisse. Ce géographe américain situe la source très contestée du Makropotamos sur le versant est de la montagne Iskan, alors que Huang Tsin Tsoa, un hydrologue chinois réputé, certifie qu’il prenait sa source au sein de l’Anakarz, soit 17 kilomètres plus en amont, à 1972 mètres d’altitude.
Sommaire |
Villes arrosées
Amoriphonisse
La splendeur de la région. Voir l'article qui lui est consacré.
Yetinz
Yetinz est une ancienne ville engloutie par le Makropotamos. Elle était située sur la rive droite de ce fleuve face à la montagne Ajlikal qui le surplombe au Nord. Son ensoleillement est maximum toute l’année. La puissance de Yetinz fut en concurrence avec celle d’Amoriphonisse (qui se trouve 28 kilomètres en amont) jusqu’à la Grande crue qui dura une centaine d’années et qui les immergea. Yetinz fut abandonnée par ses habitants. Elle perdit sa vitalité à jamais (contrairement à Amoriphonisse) et devint un village quelconque. La majorité des survivants à l’inondation se réfugièrent dans le village de Kalzkat au sommet d’une falaise de l’Ajlikal, 230 mètres plus haut.
Kalzkat
Les habitants de Kalzkat oublièrent le fleuve Makropotamos et inventèrent de nombreux systèmes de communication à distance dont ils surent garder le secret. Le seul qu’il leur était impossible de cacher survolait la ville à longueur de journées : des pigeons par milliers ! Des pigeons qui nichaient dans les falaises et qui offraient à Kalzkat les dernières nouveautés techniques, alimentaires et vestimentaires. Elle devint la ville la plus raffinée de la région, devançant toujours Amoriphonisse d’une mode. D’ailleurs les bateaux qui remontaient le Makropotamos s’arrêtaient à Yetinz (qui fut transformé en un simple port marchand sous la direction des bourgeois de Kalzkat) afin de ravitailler Amoriphonisse en objets inutiles et précieux. Ainsi Kalzkat parvint en quelques décennies à devenir la troisième plus grande ville de la région après Amoriphonisse et Alinka.
Alinka
Alinka est située sur une hauteur non loin du fleuve Makropotamos, à 117 kilomètres en aval de Kalzkat. Elle devint la première plus grande ville de la région après la lente inondation d’Amoriphonisse et de Yetinz de la fin du XIe siècle jusqu’au début du XIIe siècle. Aux environs de 1150 Amoriphonisse retrouva sa suprématie au détriment d'Alinka. Cette dernière s’était spécialisée dans la confection de vêtements de qualité. Sa réputation dépassait les obstacles naturels de la région, bien au-delà d’Amoriphonisse, de Bazutz et même d’Ilkmararshaï.
Bazutz
Ville à mi-chemin entre Alinka et Ilkmararshaï. Les gens de Bazutz sont réputés comme gourmands et la ville compte depuis toujours de nombreuses auberges. A Amoriphonisse, l'expression "faire escale à Bazutz" signifie même "aller faire un bon repas".
Ilkmararshaï
Ville de l'actuel Azerbaïdjan à quinze kilomètres des côtes de la Mer Caspienne. Elle est renommée pour la taille des pierres semi-précieuses que l'on extrait des montagnes voisines : cristal de roche, péridot et tourmaline. Les femmes d'Amoriphonisse, depuis toujours, se parent de bijoux ornés des pierres d'Ilkmararshaï. La tradition a même conservé le nom de certains joailliers devenus mythiques, comme Piotr l'Ours (qui était supposé tailler les pierres avec ses dents) et Carméli Basmadji.
Les légendes du Makropotamos
Fondation d'Amoriphonisse
Le fleuve est le personnage principal du roman de Antanadronnissopoulos Djazk Majestueux Makropotamos qui se situe dans le temps à la période la plus ancienne, celle de la fondation d'Amoriphonisse, bien avant les grandes crues. Le Makropotamos est alors une sorte de divinité qui inspire aux hommes de cette époque le souhait d'établir sur ses bords une ville idéale. Dormant sur les bords du fleuve, les pères fondateurs de la cité font des rêves prophétiques où le fleuve leur dicte les principes devant les guider pour la construction. Le jour de la pose de la première pierre, la fille aînée de leur chef, Ano Mera, se jette dans le fleuve.
Le moulin d'amour
Enjambant le Makropotamos, un peu en amont d'Amoriphonisse un ancien moulin à papier actionné à l’aide d’une roue à aube fut bientôt appelé le moulin d’amour à cause des amoureux qui s’y retrouvaient… de plus en plus nombreux. Puis il fut agrandit et rattrapé par le développement de la cité. Alors il devint, paraît-il, un lieu sacré très particulier et très prisé. La tradition y aurait instauré une cérémonie où l’acte comptait plus que les acteurs. Les hommes et les femmes s’y seraient rendus incognitos dans la nuit noire, donc l’abstinence s’imposait les soirs de pleine lune. Si l’on en croit cette légende, l’habitude était la meilleure alliée des participants car la lumière faisait défaut à l’intérieur même du bâtiment. Il fallait y arriver entièrement nu, sans bijou et sans autre parfum que celui à base de geoffles qui se vendait très cher à l’extérieur de la vallée d’Amoriphonisse. Sous les tintements aux quatre vents des sons mélodieux des carillons suspendus le long du toit du moulin, dès l’arrivée des premiers adeptes, les corps se brassaient eux-mêmes dans un languissant mouvement intense et silencieux. L’orgie s’achevait d’elle-même avant la venue du soleil. À compter de la promulgation du décret instaurant l’éclairage des rues d’Amoriphonisse et interdisant d’arriver nu au moulin d’amour, ce lieu paradisiaque perdit son charme - chacun malgré les déguisements se reconnaissant au premier coup d’œil - avant d’être rattaché à l’aile nord du palais.
Chercheurs d'or
Depuis la nuit des temps, le fleuve aux eaux vertes charrie des paillettes d'or. Au début du 17e siècle il y a eu sur ses rives une mini-ruée vers l'or, sans que des découvertes importantes soient enregistrées. On constate encore quelques traces de cette période à Amoriphonisse où une vieille taverne porte le nom de "La Poêle à Frire". C'est là que logeaient la plupart des orpailleurs.
Inscription
On raconte aussi que les méandres abandonnés de l'ancien cours du Makropotamos dessinent un mot écrit dans une langue archaïque non encore déchiffrée (peut-être proche du Linéaire B crétois). Certains affirment que le fleuve, visible correctement depuis une hauteur engouffrée lors du tremblement de terre détournant sa source principale dans les profondeurs, aurait écrit son propre nom du temps où il était encore une divinité adorée et respectée du peuple humunta.
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Bibliographie
- Majestueux Makropotamos (roman), 1962, Antanadronnissopoulos Djazk
- Douce colère du Makropotamos (roman), 1983, Antanadronnissopoulos Djazk
- Le Makropotamos en aval d’Amoriphonisse, 2005, Herbert Kronick Jr.
- Makropotamos, source conflictuelle, 2006, Huang Tsin Tsoa
Liens complémentaires
- Biographie comprenant une vie de passion et de plaisir et les migrations capitales de Djazk
- L'œuvre de Djazk
- Singularités djazkiennes dont l'interview de 1974
- Les principaux repères de la vie de Djazk
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Auteurs: Houloune, Fuligineuse, Desman
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