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Les contes de la vie et du bonheur

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Les histoires se déroulent principalement dans la petite ville d’ARDIA, située sur la planète appelée VAGABONDE du système bi-solaire GAÏN-RUCH de la galaxie CHANTEFABLE du grand amas de galaxies MOLT. Cette planète rassemble des êtres de toutes sortes pouvant vivre dans son atmosphère sans contrainte, ou au sein d’une bulle saine pour eux et qui se déplace avec eux. Cette bulle est une prothèse qui fait quasiment partie d’eux. Ils se comprennent grâce à un traducteur qui est valable même pour ceux qui possèdent d’autres sens que leur interlocuteur. Peu d’entre eux ont été conçus à l’ancienne. La plupart sont issus de gamètes sélectionnées ou hasard ou non, transplantés ou non, dans l’un des corps d’où sont issues une partie des gamètes ou non. Au début, certains ont été déçus par ‘leur’ enfant, alors une agence de placements a été conçue pour ces orphelins abandonnés quel que soit leur âge, avec, dans ce cas, interdiction aux parents d’avoir recours à nouveau à la procréation artificielle. Ensuite certains enfants étaient tués ou étaient portés disparus par les parents ou l’un d’eux, dans le seul but de leur permettre de tenter une autre procréation artificielle.
Il y a environ 1237 habitants à Ardia, qui est située dans une vallée au bas des pistes skiables l’hiver et à une demi-heure en train ou en voiture de la plage. Il y coule une rivière appelée CORBE. Le cœur de ville qui a du caractère est une rénovation de vieux bâtiments en pierraille, en boisaille et en verraille. Ces trois matériaux imitent et ont les mêmes qualités que la pierre, le bois et le verre, avec comme avantage par exemple de laisser passer la lumière de l’extérieur vers l’intérieur mais pas le contraire. Les sons sont aussi filtrés à volonté.

Tout converge vers le cœur-de-ville, qui est le seul bâtiment à étages de la ville. Il y a en son sein, un cimetière avec une médiathèque divisée en plusieurs sections suivant les supports des différents documentaires. Il n’y a pas de fictions, parce que personne ne s’y intéresse depuis bien longtemps. Les livres sont virtuels. La musique sans parole compréhensible est encore à l’écoute. Les ardiageois n’aiment pas se laisser distraire de leur bonheur par le sens d’une quelconque fiction. À l’écart et à l’extérieur, il y a un amphithéâtre en pierre et aussi un château dans un immense parc forestier. Il appartient à la commune. Il y a aussi un hôpital, une caserne de pompiers, une piscine, des terrains de sport. Il n’y a pas de commerçants, puisque les inventeurs inventent par plaisir, et tous les objets utiles, virtuels ou non, sont en libre-création grâce à l’indépendance énergétique de chacun d’entre eux. Il n’y a pas de lieu de culte. Tous les habitants sont athées ou agnostiques. Ils sont pour la plupart tolérants, et ils prennent part chaque jour à des référendum(s). Il n’y a pas de juge. Il existe des conciliateurs et des médiateurs qui suffisent à éclaircir les litiges. Il n’y a pas de force de l’ordre. Les serrures sont absentes. Les ardiageoises et les ardiageois n’ont plus besoin de manger pour vivre, tout comme les animaux. Certains mangent par plaisir. Ils mangent des créations culinaires digestes et goûteuses à souhait. Les véhicules et les piétons qui le désirent se déplacent en suspension dans l’air. La plupart des objets sont virtuels, comme les claviers, les écrans d’ordinateur, comme les décorations en tous genres, comme les vues extérieures selon les désirs de chacun, comme la plupart des sonorités. Les objets qui ne sont pas virtuels peuvent se rétracter en un cube de 9 mm3 ou se former à volonté. Toutes les machines fonctionnent grâce à l’énergie solaire. Il y a deux sortes de robots. Les robots sensibles qui font partie intégrante des ardiageois, et les robots insensibles qui travaillent sans effort. La météorologie est connue à 99%, et le temps dirigé dans la limite du bien-être de la Vagabonde. Il y est question des langues qui sont traduites instantanément avec les différentes subtilités. Le bon exemple étant la meilleure des éducations, les professeurs sont choisis parmi les plus vertueux des ardiageaois qui sont intéressés par cette profession. Une partie de l’éducation se fait au contact direct avec les professionnels. L’argent est enregistré sur une carte. Chacun perçoit une somme d’argent par jour, la même pour chacun, robots sensibles compris, aliens supportant la vie terrestre compris, enfants compris. Avant l’âge de 16 anneaux, ces derniers ne peuvent utiliser qu’une partie de ce qu’ils perçoivent. Chacun est, à tour de rôle, responsable politique pour plusieurs jours. Chaque jour, les responsables politiques d’Ardia et des autres villes doivent parvenir à coordonner au niveau mondial les décisions politiques. Une autre précision importante est qu’à Ardia, la plupart des habitants sont rarement habillés. Ils résistent au froid et au chaud à l’aide de leur bulle.

À Ardia, il y a plusieurs quartiers. Il y a le cœur de ville, avec l’hôtel de ville en son centre, entouré d’une immense place piétonne. Il y a le vieux quartier aux rues étroites, le quartier du port, le quartier de l’aérodrome, le quartier amérindien avec ses tentes qui s’étendent jusqu’en plaine, le quartier Kjyktl dont les principaux résidants sont originaires de la planète KJYKTLI, le quartier Tias dont les principaux résidants sont originaires de la planète OZTIAS, le quartier Lmewioptelmaï dont les principaux résidants sont originaires de la planète LM.

Les habitants d’Ardia ne vivent pas tous aussi longtemps les uns que les autres.

Les ardiageois comptent en base 30. Les mesures du temps sont les tempos. 1000 tempos valent un tango. 1000 tangos valent une pangère. 20 pangères valent une journée. Six journées valent une milonga. 17017 journées valent une vagabonde. 19 vagabondes valent un anneau.


En fait Bébert se conte ses journées depuis qu’il est tout petit. Il mourra, jeune, mais après avoir bien rempli sa vie, selon lui, et selon beaucoup de ses contemporains et de leurs descendants. Il restera dans le souvenir de beaucoup.


La petite famille de Bébert : - GWALIOR HAMEL, son père, est assistant maternel. - JADE VALDARGENT, sa mère, est factrice à temps partiel (50%), elle fait du tir à l’arc. Elle a gardé son nom de jeune fille. Elle a la peau jaune et les yeux bridés. Elle a des ancêtres qui viennent de Chine. - YAYA, sa soeur, est adolescente. Elle travaille comme magasinière spécialisée des bibliothèques. - BÉBERT a 6 anneaux. Il est loin d’être naïf, mais il ne comprend pas qu’on puisse être malhonnête. Il a la pouvoir de se transformer à volonté. Mais il perdrait son pouvoir si quelqu’un le voyait lors de sa transformation et il resterait comme ça. Même Kathédra ne doit pas le voir ainsi. Malgré son intelligence, il éprouve des difficultés à lire à haute voix. Il fait son arbre généalogique. Il s’intéresse surtout à ses ancêtres Picards de la planète Terre, et s’empêtre dans les dates, les prénoms et les lieux. Il aimerait tant voir ses ancêtres. C’est surtout pour cette raison qu’il a hâte d’être en âge d’utiliser la machine à ressentir le passé. Il paraît que la violence y est quotidienne et à grande échelle. Il paraît que les plaisirs y sont bestiaux, que les ancêtres mangeaient réellement, qu’ils vivaient dans des conditions d’hygiène horribles. Il paraît que c’est à vous dégoûter de les avoir pour ancêtres, même si, petit à petit, ils en sont arrivés à nous et à notre bonheur aux multiples plaisirs. Ressentir le passé veut aussi dire, voir sa véritable conception. Par contre Bébert est incollable sur les noms, prénoms, surnoms, professions et activités de chacun de habitants d’Ardi, qui comme lui, vieillissent très lentement. Il est jeune et n’éprouve pas encore le plaisir de prendre son temps. Il ressent le besoin de courir dans toutes les directions, de penser dans tous les sens. Il ne sait pas encore, non plus, penser à plusieurs choses en même temps. Il a du mal à se concentrer, et encore, sur une seule chose à la fois. - CARAL, son petit frère, a un anneau


La petite famille de Kathédra : Les BEAUMONT de la TOURENBOIS du CHATEAULAPOMPE sont plutôt pressés et plutôt coincés. - ALDAN, son père. Il est noir. Il est responsable d’une agence de voyages. Il propose quelques destinations vers les planètes habitées par des humains ou par d’autres civilisés, ou vers des planètes en cours de viabilisation. - DIAMANTINE, sa mère, est médecin. Elle en partie d’origine amérindienne. Elle aime « draguer » son voisin jusqu’à ce que sa voisine fasse semblant de draguer son mari. - ROSE-MARIE et MARIE-ROSE sont ses sœurs. Ce sont de vraies jumelles. Rose-Marie est ambulancière, Marie-Rose est précepteur. - MOMO, l’un de ses frères a vingt anneaux. Il est participe à la rénovation du château. - JINAN, l’un de ses frères, est adolescent. Il se rebelle. Il débute en informatique. - LAÏFA, l’une de ses sœurs, a dix anneaux. - KATHÉDRA a six anneaux. Elle est café-au-lait. Elle a le pouvoir de lire dans les pensées des gens. Elle sait qu’elle peut perdre son pouvoir, mais elle ne sait pas comment. Elle apprendra plus tard que sa mère avait le même don et que celle-ci l’a perdu à sa naissance. - CHASNE de la RIVIÉRETTE, son frère adoptif. Il a six anneaux. Bébert en est un peu jaloux parce que Chasne est tous les jours aux côtés de Kathédra et qu’ils ont tous les deux des sentiments à son égard. Kathédra a un faible pour Bébert. Il a le don de pouvoir comprendre et se faire comprendre des animaux. - NAFADA, une de ses soeurs, a trois anneaux. Elle n’a pas sa langue dans sa poche.

Les petits adorent passer du temps ensemble. Les adolescents Jiana et Yaya voudraient sortir ensemble, n’osent se le dire et ne cessent de se faire des vacheries. Les personnages principaux sont Bébert et Kathédra. Sauf indication contraire, ils sont toujours en train de rire ou de sourire. Il faut montrer leur joie de vivre, leur bien-être intérieur. Lorsqu’ils se lèvent le matin, ils n’ont qu’une question en tête : à quoi allons-nous nous amuser aujourd’hui ? Ils adorent découvrir les différentes cultures. Ils regardent très peu la télévision holographique, écoutent un peu plus la radio. Ils découvrent la vie, ont la chance, la possibilité et le désir de bien la vivre, et de l’améliorer encore. Ils côtoient la maladie, la mort, la méchanceté, la bêtise. Ils ne peuvent pas tout résoudre. Ils l’apprendront petit à petit. Ils ne sont pas pour autant découragés. Ils sont si persuasifs qu’ils parviennent à convaincre de plus en plus d’adultes à s’impliquer pour lutter lorsque eux ne peuvent pas le faire à leur niveau. Ils acquièrent une philosophie de la vie en continuelle remise en question. Ici, il n’y a presque pas de suspens, il y a la vie au présent. L’humour est là, la peur parfois. Le but est de montrer toute l’envergure du bonheur, de montrer les émotions que l’on peut ressentir grâce à nos cinq sens, de montrer que l’on peut prendre son temps sur des choses anodines, genre manger, qui procurent tout un tas de sensations que l’on déconsidère, que l’on néglige, que l’on oublie à tort. Le bonheur est à notre portée, il est en nous. À nous de l’apprivoiser et de le faire nôtre. La joie, la pureté sont de mise. Après des bisous câlins, ils repensent aux émotions et sensations de cette journée de bonheur et de bonne humeur. Ils s’endorment dans le bien-être et le bien-vivre, et rêvent en couleurs.


De temps en temps, des habitants d’Ardia quittent les lieux pour s’installer ailleurs, sur une planète qui n’est pas aussi peuplée que Vagabonde. Ces moments sont toujours émouvants, même si personne n’est obligé de partir.

Un jour, Chasne découvre qu’il est un robot sensible. Kathédra tente de le réconforter, sans succès. - Tu peux l’aider à trouver son équilibre, dit Bébert à Kathédra, tu peux l’aider se protéger, cela vous est bénéfique à tous deux, et cela t’est naturel, mais tu ne peux le forcer à se sentir bien. En agissant ainsi tu vous trahirais ! Bébert est le seul à savoir réconforter Chasne.

Un jour Bébert rencontre quelqu’un qu’il croit d’abord être son sosie. Rapidement, il s’aperçoit que cette personne est un clone à son image... En fait, c’est Bébert qui est un clone de cette personne, qui s’appelle Wulfran. Wulfran raconte ce qu’il sait. Les parents de Bébert attendaient un enfant qu’ils voulaient appeler Bébert. Mais dès la première milonga un examen médical effectué à l’hôpital de la capitale de Vagabonde a montré une forte probabilité qu’il meurre avant qu’on ne puisse l’extraire du ventre de Jade, et que la science n’était pas sûre de pouvoir le maintenir en vie hors du ventre de Jade. Alors les médecins en accord avec les parents ont cloné cet enfant. Ils l’ont installé dans le ventre de Jade. Puis les médecins ont choisi le meilleur moment, avec le moins de risques possible, pour retirer l’enfant du ventre de Jade. Il s’est avéré que l’enfant a miraculeusement survécu aux bons soins de la maternité. Mais un incendie s’est déclaré. Les archives et toutes les données des derniers mois ont été perdues. Dans l’immensité de l’hôpital, l’enfant originel n’a pu être rendu, malgré les recherches, à ses parents. Ces derniers ont donc élevé le clone. Ce clone, c’est Bébert. L’originel, c’est Wulfran. Bébert savait qu’il avait un frère, mais il le croyait mort dans l’incendie de l’hôpital, et surtout, il ne savait pas être personnellement un clone de cet enfant. Chasne explique à Bébert que ses parents l’ont aimé non pas comme leur propre fils, mais en tant que fils. Wulfran vient ici, à Ardia après avoir effectué de multiples recherches. Il est heureux d’avoir retrouvé son frère. Maintenant il aimerait voir ses parents. Des questions de Bébert fusent jusqu’à ce que Chasne lui demande d’attendre les réponses. Puis Bébert amène Wulfran chez ses... chez leurs parents. Les parents sont les plus troublés. Ils comprennent de suite en voyant leurs deux enfants. Wulfran leur explique qu’il a perdu ses parents adoptifs, c’est pourquoi il s’est lancé dans ces recherches. Cette fois, c’est Chasne qui réconforte Bébert le mieux.

Wulfran passera beaucoup de jours à Ardia. Il a vite trouvé sa place au sein de sa nouvelle et véritable famille.

Mais un jour un cirque passe. Wulfran dit son envie de faire partie de la bande. Ses parents ne veulent pas. Il est trop jeune ! Et puis, ils ne veulent pas le perdre une seconde fois. C’est Bébert qui parvient à le convaincre de rester.

Au petit matin, c’est Bébert qui s’en va en cachette. Il y a pensé toute la nuit. Il est équipé d’une caméra pour rester en contact avec sa famille. Il a aussi équipé ses parents d’une caméra chacun, munies d’un émetteur, afin de connaître leurs réactions. Il se filme, mais il n’enverra les images que lorsqu’il sera loin. Il rattrape le cirque. Dès le réveil, ses parents le cherchent partout. Wulfran comprend où se trouve Bébert. Il part le chercher. Wulfran monte sans se faire voir, sous un des véhicules du cirque. À un arrêt, Wulfran rattrape le cirque et cherche Bébert partout. Il le retrouve accroché sous un des véhicules. Wulfran tente de le convaincre de rentrer. Bébert tente de convaincre Wulfran de le suivre, de vivre avec les gens du cirque. Le cirque repart, Wulfran s’accroche aux côtés de Bébert. La caméra continue de tout filmer. Wulfran tente de convaincre Bébert de rentrer. Bébert refuse. Wulfran explique que si un jour il lui arrive un malheur, ce jour sera l’un des plus triste pour Wulfran et pour leurs parents. En blaguant, Bébert dit que s’il meurt, il veut être incinéré, et veut qu’on donne l’urne avec ses cendres au cirque en expliquant les faits et son désir de les suivre. « Tu ne peux négliger que, même s’il ne t’arrive rien, chaque jour Bébert, nos parents, notre soeur et notre frère auront une pensée triste à ton souvenir. Longtemps, tes parents vont garder des réflexes en rapport avec ta présence, Bébert. » dit Wulfran. Rien n’y fait ! À l’arrêt suivant, Wulfran descend puisque Bébert ne veut rien entendre, et il donne rendez-vous à Bébert chez leurs parents, au cas où Bébert finirait par rentrer. Wulfran rentre à Ardia. Les parents se renseignent sur la direction qu’a prit le cirque. Ils croisent Wulfran qui leur dit tout ce qu’il sait. Les parents de Bébert et de Wulfran suivent Wulfran afin de rejoindre le cirque. Bébert les écoute mais reste sur son idée. Peu après, le cirque poursuit sa route sans remarquer que Bébert glisse, s’ouvre le crâne contre un rocher et meurt.




auteur : Desman

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