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Lectoris
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| Ville légendaire qui porta le nom de Belon jusqu'en 1173 et en changea sous l'impulsion de la Guilde des Copistes Lumineux. Lectoris est une ancienne ville de la Thiérache en Picardie à une trentaine de kilomètres au nord de Laon.
[modifier] L'histoire de LectorisCe village de 152 habitants aujourd'hui connaît l'histoire de cette ancienne cité qui atteignit dix mille habitants avant la grande hécatombe. Il ressort des écrits de Paulinius Zénoble Péliguon que cette ville (où il est mort) qui aurait voulu être la capitale du royaume de France et, par son érudition, briller et rendre la vie plus facile au-delà de ses murs, disparut très rapidement au 13e siècle. La ville de Lectoris devint la principale référence de la guilde des Copistes Lumineux, puis un refuge avant que sa population ne soit décimée en août et septembre 1233. Officiellement c'est une épidémie locale d'ergotisme qui tua tous les humains en les murs de la ville. C'est Jacques Galustre qui officialisa et réglementa la Grande Connivence, en 1258. Cette charte associa intrinsèquement la guilde des Copistes Lumineux à la ville de Lectoris. Ainsi le Haut Maître de la guilde devenait de plein droit le plus haut représentant de la cité. Les nombreuses copies de textes envoyés par les membres de la guilde depuis les quatre coins de l’Europe et parfois même d’Orient vers Lectoris n’eurent plus à être cachées. Jacques Galustre améliora le système des transmissions. Elles furent protégées par un sceau dont chacun respectait la confidentialité. Cependant de nombreux anciens copistes de la guilde gardèrent leur habitude d’une transmission discrète. Curieusement, le parchemin de la Grande Connivence n'est pas conservé sur place, mais se trouve à Tours, à la suite de bouleversements dont le fil a été perdu au cours des siècles. Au centre de Lectoris se trouvait une fontaine que l'on pouvait apercevoir du haut de la colline située au nord. Le système utilisait l'eau d'une source généreuse en quantité que personne n'osait détourner par superstition. Lavoulette, le disciple de Péliguon, a affirmé que cette fontaine fonctionnait encore en 1501. Elle mesurait trois mètres de hauteur et était située sur la grande place où toutes les rues de la ville convergeaient. C'est l'œuvre de Villard de Honnecourt, au début du XIIIe siècle. Il avait aussi insisté auprès de Geoffroy de Fenzac pour édifier, puisqu'on lui refusait de construire le moindre bâtiment religieux, un lieu de convivialité et de culture. Aussi avait-il prévu d'élever, à côté de cette fontaine, une immense construction avec une salle entourée de petites pièces où chacun aurait pu s'isoler. Malgré leurs différends, le Haut Classeur Pierre Burlin et son cousin le Haut Classeur Martin Burlin jouèrent un rôle déterminant en s'alliant dans les années qui ont précédé la fin de Lectoris en 1325, en défendant les privilèges de la ville et de la guilde contre les tentatives insidieuses des successeurs de l'inquisiteur Conrad de Marbourg, assassiné en juillet 1233. L'Église soupçonnait la Guilde des Copistes Lumineux d'être les commanditaires de cet assassinat. Les Hauts Maîtres de la guilde concentrèrent leurs efforts sur cette querelle manifeste avec l'Église. Sans cet épisode de 1233, Lectoris aurait construit la plus grande bibliothèque de l'époque. Seuls trois plans, retrouvés et publiés par Péliguon, nous sont parvenus. [modifier] Le sauveur de la citéCette ville a été mise en quarantaine et évitée durant des siècles, jusqu’à ce que Wojciech Leokadich, un richissime aristocrate Polonais, rachète à l’État français l’ensemble des propriétés la composant en 1889. Il s’installa dans la plus belle bâtisse mais trouva nul ouvrier courageux afin de réaménager les constructions délabrées. Pendant trente-deux années il se fit donc charpentier, couvreur, plombier, ébéniste, etc. Vers 1920, cette oeuvre démesurée fut pratiquement achevée. Mais alors Wojciech Leokadich tomba malade, alla voir un médecin et fut transporté malgré ses protestations (car il voulait rester à Lectoris) dans un hôpital où il mourut en octobre 1921. Si l’on en croit ses délires sur un lit de l’hôpital, il passait chaque jour devant l’énigmatique statue de marbre blanc protégée des intempéries par une fine matière qui lui renforçait son éclat. Cette femme nue bien humaine à l’aspect divin resplendissait aux rayons des lumières nocturnes ou diurnes. Il en était tombé amoureux. Dès qu’il se réveillait, il ouvrait les persiennes et lui parlait, lui racontait ses rêves et semblait écouter les siens. Après une toilette rapide et glaciale dans la fontaine, il caressait ce corps et lui susurrait des insanités avant de s’accoupler à elle depuis qu’il avait découvert que le sexe de cette statue, malgré sa dureté, offrait une légère ouverture suffisante pour y pénétrer deux doigts ou même son propre sexe. Il suffisait d’un peu de lubrifiant pour y jouir pleinement, agrippé à ce corps si fort et délicat. Lorsqu’il œuvrait à la régénération de Lectoris, il savait qu’elle n’était pas loin, à le regarder et à l’encourager. Nous savons grâce à son fils Pierre-Antoine Leokadich que Wojciech Leokadich chercha à savoir qui avait érigé cette magnificence au cœur de Lectoris. Personne ne sait qui elle représentait mais Wojciech et son fils (qui n'osa jamais se rendre sur place) étaient persuadés qu’il s’agissait d’une splendide image d’Anaïs Dourille, dite Anaïs Lectoris, la figure la plus emblématique de la Guilde des Copistes Lumineux bien que n’y ayant jamais fait partie. Leur principal argument était une légère excroissance caudale quasi invisible au premier regard. A son tour, Pierre-Antoine Leokadich chercha sans succès à comprendre par qui, quand, comment et pourquoi cette statue fut façonnée et installée à Lectoris, alors que la ville avait été mise en quarantaine depuis la grande hécatombe de 1325, et qu’avant cette année-là les Lectoriens rejetaient la présence d’Anaïs Lectoris dans leur cité et l’en avaient même chassée. Après la mort de Wojciech Leokadich en 1921, une autopsie fut demandée par le préfet de la région et comme nulle trace de poison ne fut trouvée, l’État français racheta cette propriété à ses héritiers et transforma, avec l’aide des habitants rassurés des alentours, la ville en un musée grandeur nature selon les projets du comte Leokadich, basés sur les descriptions détaillées des livres de Péliguon. Lectoris fut "miraculeusement" épargnée par les combats de la première Guerre Mondiale et détruite le 29 août 1944 par le 7ème Corps d'armées américain lors de la seconde Guerre Mondiale. Un village fut reconstruit sur le site en 1973. Par superstition il ne fut pas appelé Lectoris. On lui redonna donc le nom de Belon qu'il portait à l'origine.
[modifier] Un jeune historien rend hommage à sa grand-mèreL'histoire de Lectoris, reconstituée notamment grâce aux documents conservés de la Guilde des Copistes Lumineux, a fait l'objet du livre d'un jeune historien, Damien Smenda, publié en 1997 : Lectoris, une ville où l'écrit fut roi. La grand-mère de Damien, Géraldine Smenda, était née à proximité de cette ville en 1914. Lorsque la 2e guerre mondiale éclata, elle vivait dans la région de Montauban, avec son mari, un réfugié espagnol qui avait émigré pendant la guerre civile, et c'est là que son fils Augustin (le père de Damien) naquit en 1940. Restée veuve en 1980, et ayant appris la reconstruction du village, elle revint s'installer à Belon. Orphelin, Damien avait été élevé par cette grand-mère à laquelle il était très attaché. Quand elle mourut subitement en 1992 dans un accident de voiture, il chercha pendant longtemps comment il pourrait lui rendre hommage et finit par le trouver en s'intéressant à l'histoire de cette ville dont la vieille dame se considérait comme originaire. Le livre de Damien Smenda contient d'intéressantes mises à jour sur l'histoire de la Guilde telle qu'elle avait été établie par Pierre-Antoine Leokadich, à partir de découvertes de documents inconnus durant la période où celui-ci avait rédigé son ouvrage. Il se montre également assez critique quant aux distorsions de Leokadich qui mélange à la fois ses connaissances antiques sur l’œuvre et la vie de Pinclor et de Péliguon, l’histoire de la ville, la vie de son père Wojciech ainsi que des éléments venus de sa propre imagination. [modifier] Kaydrüm, la grande légendeL’origine de la ville de Lectoris, qui portait jusqu’en 1173 le nom de Belon, est fort ancienne. Un village existait déjà là au temps des Gallo-Romains. Mais la fondation de Belon-Lectoris remonte plus loin encore. On en trouve certains éléments dans les travaux de Pierre-Antoine Leokadich et de Damien Smenda sur l’histoire de la ville. Il s’agit d’une fondation légendaire. Lectoris – qui ne portait pas encore ce nom, mais était destinée à le porter – aurait en effet été fondée par des Kaydrümmgar, les habitants du Kaydrüm. Le Kaydrüm est une immense contrée dont une partie seulement est connue et cartographiée. Nul ne sait où celle-ci s'achève. Tout ce qui n'est pas le Kaydrüm est L'Ailleurs. Le nom de Kaydrüm signifie « l’impermanence » en odois, langue officielle de cette région chaleureuse où les conteurs sont au centre des préoccupations. C’est d’ailleurs le principal plaisir des Kaydrümmgar que de les croiser, de les voir vivre, et de les voir œuvrer, ensuite vient l'intensité du spectacle de ces œuvres. Certains habitants quittent les zones connues pour construire le monde de leur(s) artiste(s) préféré(s) et vivre dans une profonde plénitude. C’est ainsi qu’au début de l’ère chrétienne, probablement, un petit groupe de Kaydrümmgar partit de Portok pour venir dans l’Ailleurs fonder une ville où la pérennité des contes serait assurée sous la forme écrite. Leur chef, Pajalousta, affirmait que malgré la confiance totale qu’il avait dans l’art des conteurs pour maintenir les mythes nationaux par la tradition orale, il souhaitait les voir également être conservés par écrit. Sa décision de départ avait déclenché au Kaydrüm une polémique, de celles dont les Kaydrümmgar sont finalement assez friands. Certains voulaient même empêcher de partir Pajalousta et ses compagnons. Ils finirent par admettre que ce qui se passerait dans l’Ailleurs leur importait finalement assez peu, et que si Pajalousta avait des idées aussi subversives, il valait mieux qu’il s’en aille. Ce serait donc Pajalousta et ses amis originaires du Kaydrüm qui auraient fondé Lectoris avec l'intention qu'elle devienne un lieu de connaissance, une référence intellectuelle, un phare de lumière au mileu de l'ignorance. Des universitaires littéraires sceptiques affirment que le Kaydrüm n'est que le fruit de l'imagination de Pinclor. Il est vrai que l'un de ses "mythes oubliés des dieux" se nomme Kaydr, et qu'il relate l'histoire d'un monde imaginaire où les aèdes ont pris de l'ascendant sur le reste de la population. D'autres chercheurs travaillent à découvrir à quelle zone géographique correspond le Kaydrüm. Quoi qu’il en soit, la légende du Kaydrüm est dorénavant incontournable.
auteurs : Fuligineuse, Desman Cette création est mise à disposition sous le contrat Creative Commons Paternité-Partage des Conditions Initiales à l'Identique 2.0 France License. |
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