Pour une écriture collaborative pensez aussi à Wikinouvelles.

Le conte, genre et forme littéraires par excellence du Kaydrüm

Respectez les droits d'auteur de ce texte (récupéré sur le site Wikimaginaire).

Jump to: navigation, search

Au Kaydrüm, le seul art majeur est le conte oral.

La poésie, le théâtre, le roman et tout autre art contenant un tant soit peu de littérature sont, dès leur création, absorbés par le conte oral.

Un conte écrit est parfois appelé « contrat ». Malgré la valeur de certains d’entre eux, aucun n’a sa place ici. Dans la suite, lorsqu’on emploiera le mot conte sans précision cela voudra dire conte oral. Certains Kaydrümmgar préfèrent utiliser l'appelation "kral" au lieu de conte oral. Ils en ont même fait cette partie d'une grande qualité du monde imaginaire de la Terre où les principaux personnages sont en quête du "Graäl", entité indéfinie qui symbolise l'ensemble des contes oraux que Borges dissimule de son mieux dans nos esprits et offre à certains chanceux (les djala) la joie d'en découvrir quelques uns.

Ci-dessous nous répertorions les principales formes et principaux genres de contes. Les formes sont connues de tous. En ce qui concerne les genres, nous avons dû les définir nous-mêmes puisque cela n'avait jamais été fait.

Formes

Austranse

Les plus courts contes du Kaydrüm sont les austranses. Ils sont simples, comportent cinq à dix phrases. Leurs principales valeurs sont un choix précis des mots utilisés, ainsi qu’une extériorisation de ces mots proche de la transe. Chacun sait que ceci n’est qu’une interprétation. Et l’effet est comique à souhait.

Topie

Les contes les plus codifiés sont les topies (appelés aussi "vestibules").

Une topie est une sorte de conte inventée par les djala pour faire patienter les auditeurs lors d'une parerga. Toutes ont pour sujet un lieu unique et extraordinaire. Certaines topies sont riches et permettent à la patience de ces auditeurs de s’étendre à volonté dans un confort apprécié. Si nécessaire, les djala en ajoutent d'autres à volonté suivant les circonstances avant de commencer réellement la parerga.

Voici quelques exemples parmi les indénombrables topies :

  • Un long couloir droit à la perfection si ce n'est une infime courbure indécelable à l'oeil humain, et une infime montée indécelable à l'oeil humain. Tout blanc. De 1,16 mètres de largeur. Avec une porte-miroir de chaque côté tous les 1161,624 mètres. Elles donnent sur un autre couloir identique.
  • Une rose des vents olfactive où les parfums ne se mélangent pas. La seule solution pour passer d’une de ses parties à une autre est de se boucher les narines.

Estinza

Les estinza sont les contes préférés des enfants parce que, par définition, le dja questionne le public, demande son aide pour pouvoir poursuivre son conte, tient compte de l’enthousiasme du public pour changer de direction tout en restant le seul maître à bord de ces voyages étincelants.


Dindaga

Les dindaga sont surtout l’affaire des fdarim. Ce sont des contes locaux où chacun des habitants reconnaît des endroits situés à moins de trente kilomètres de la parerga. De dindaga en dindaga, les conteurs montrent des détails passés inaperçus aux Kaydrümmgar locaux comme un puits abandonné relié à un monde secret, une pierre rouge maléfique tournée vers la demeure des Grands Archivistes à Mondoria, un pommier couché depuis vingt ans aux fruits étonnants. Le commun saupoudré de fantastique émerveille les auditeurs.


Olostranse

Les olotranses sont de véritables contes transcendantaux qui amènent leurs auditeurs dans des états extatiques incontrôlables. Les djala les content lors des parerga après d’autres histoires plus ordinaires. Ensuite, une longue pause permet aux djala de se concentrer sur la tournure que prendra la fin de la soirée, et permet aux auditeurs de se remettre de leurs émotions, extases et délires. Puis viennent souvent le tour des optanga qui clôturent la parerga.

Optanga

Les optanga sont de longs contes au cours desquels les djala mélangent de nombreuses histoires où les personnages s’influencent les uns les autres sans forcément se croiser ni vivre à la même époque.


Genres

Phila

Conte philosophique

Comak

Conte comique

Dramak

Conte dramatique

Trageak

Conte tragique

Historamia

Conte historique

Épika

Conte épique

Didakt

Conte didactique

Érostar

Conte érotique

Chronak

Conte chronique

Uopiak

Contes utopique

Fantask

Conte fantastique

Réalsk

Conte réaliste

Biograk

Conte biographique

Autobiograk

Conte autobiographique

Intima

Conte intime

Politiko

Conte politique

Pamphlak

Conte pamphlétique

Élogiak

Conte faisant l’éloge d’un lieu, d’une personne, d’un animal, d’une action, d’une idée

Mora

Conte conclu par une morale

Enfa

Conte enfantin




auteur : Desman

88x31.png
Cette création est mise à disposition sous le contrat Creative Commons Paternité-Pas d'Utilisation Commerciale-Partage des Conditions Initiales à l'Identique 2.0 France License.

Respectez les droits d'auteur de ce texte (récupéré sur le site « http://wikimaginaire.free-h.org/index.php/Le_conte%2C_genre_et_forme_litt%C3%A9raires_par_excellence_du_Kaydr%C3%BCm »).
Pour une écriture personnelle, collaborative ou bien collective : http://wikimaginaire.free-h.org/