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Kaydrüm
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Le Kaydrüm est une immense contrée dont une partie seulement est connue et cartographiée. Nul ne sait où s'achève le Kaydrüm. Tout ce qui n'est pas le Kaydrüm est L'Ailleurs.
Le Kaydrüm est une région chaleureuse où les artistes sont au centre des préoccupations. Surtout les conteurs ! Qu'ils soient des djala, des fdarim, ou bien des hitch. Sans qu’on leur dresse un culte, les plus talentueux d’entre eux sont considérés comme chanceux et l’on est fier d’habiter près de chez eux, de les croiser, de les voir vivre, de les voir œuvrer. C’est d’ailleurs le principal, quotidien et doux plaisir des Kaydrümmgar, ensuite vient l'intensité du spectacle de ces œuvres. Certains habitants quittent les zones connues pour construire le monde de leur(s) artiste(s) préféré(s) et vivre dans une profonde plénitude.
Kaydrüm signifie « l’impermanence » en odois. Nommé Kwarümw en wittalien, et Ksärusm en csmasnite.
Sommaire |
Devise
« Santé et éducation »
Langues
Langue officielle
Langues principales
odois, wittalien, csmasnite, slichtslich, diaphère, protlodf, diganba
Capitale
Plus grande ville
Afpöl (capitale de la province d’Afpöldeurnast)
Les provinces
- Les provinces côtières sont :
- Dasngestrol à l'est,
- Kolfplodf au sud-est,
- Lastla au sud,
- Istichtslich à l'ouest,
- Afpöldeurnast au nord,
- Brüg au nord-est.
- Oliandre, dont Mondoria est la capitale, est l'unique province entourée exclusivement de terre. Sa position centrale a favorisé son développement et sa richesse artistique. Sa seule originalité est ce mélange des différentes cultures des autres provinces. C'est sa force et sa faiblesse.
- La zone nord-est du Kaydrüm commence à se développer suite au Njidar. Comme les Kaydrümmgar ne sont pas marins, il leur est nécessaire de passer par le Brüg ou le Dasngestrol pour y accéder par la terre.
Orographie
Le territoire du Kaydrüm comprend beaucoup de montagnes qui sont toutes creuses. On passe de l'une à l'autre par des galeries souterraines éclairées de flambeaux. On y tient des parergas spéciales qui durent du coucher au lever du soleil seulement. Au matin les participants se rassemblent et boivent ensemble une décoction de fruits d'églantier. Cette boisson favorise l'enregistrement des données dans la mémoire. Avant de se disperser, chacun fait une marque sur la paroi du rocher le plus proche.
Gouvernement
Reste à définir et à prouver son utilité.
Dirigeant
Aucun
Superficie
Inconnue
Eau
0,22 % des terres cartographiées
Population
183.000 habitants après le dernier Njidar
Gentilé
Kaydrümmgar, en odois : "celui ou celle qui changea le monde d’avant".
Monnaie
Le chant fut la principale monnaie. Après la diffusion rapide de l’écriture, ce fut le parchemin. À l’époque moderne certains ont proposé le livre et même le livre de poche comme monnaie d’échange. Mais après l’intervention de Liokt Liamsorg, le « Kaydra » s’imposa et rien ne le détrôna.
Témoignage
Le principal témoignage objectif, s'il en est, sur le Kaydrüm est celui de Desman qui a écrit Voyage au Kaydrüm d'un être venu de L'Ailleurs.
Lectoris, le mythe majeur
Au cœur du monde imaginaire préféré des Kaydrümmgar qu’est le monde de la Terre, les djala ont inventé une ville légendaire qui porte le nom de Lectoris.
Cette ville est un concentré du Kaydrüm, et le symbole de la connaissance des Kaydrümmgar de leur chance d'habiter cette contrée. Le mythe de Lectoris représente à leur yeux la crainte qu'ils ont au fond d'eux, de voir la disparition de leur monde, de leur culture, de leur mode de vie, de leur plaisir d'une oralité féconde et fabuleuse. La description du centre névralgique qu'est devenu Lectoris peut étonner lorsqu’on connaît le peu d’enthousiasme des Kaydrümmgar pour les études. Leur approche est pragmatique et sensuelle. Ils sont des auditeurs nés. Et les contes, oraux, leur principal plaisir.
Les Kaydrümggar ont mis du temps à accepter qu’une poignée d’entre eux aimât étudier les œuvres plutôt que d’écouter les anciennes ou d’en créer de nouvelles. Durant des siècles, ces intellectuels ont dû se cacher. Lorsqu’ils ont été découverts, l’intolérance régna. Petit à petit l’indifférence s’imposa et permit d’aboutir à la création du BEL (bureau des études littéraires) du Kaydrüm. De nos jours, il est courant de comparer les membres de ce bureau à ceux de la Guilde des Copistes Lumineux qui adoptèrent Lectoris pour y exceller et propager son influence.
Lorsqu’on connaît la fin de Lectoris, il n’est pas surprenant de savoir que les Kaydrümmgar craignent pour l’avenir du Kaydrüm. La maladie a décimé la ville légendaire mais le mal était plus profond en elle. Il y était peut-être enfoui depuis sa fondation. Comment une ville idéalisée comme Lectoris aurait pu survivre à l’emprise d’autant de penseurs différents et prestigieux ? Pourquoi l’ego de certains ne serait pas venu compliquer cette entreprise ? Pourquoi d’autres n’auraient-ils pas fait le choix de rester loin de Lectoris qui ne pouvait être longtemps tolérée par l’Église ? Comment allier en un même lieu d’innombrables pensées, réflexions, études, réformes, utopies ? Comment autant d’intellectuels voués à l’écriture ont été incapables d’inventer l’imprimerie, ou seulement de deviner l’influence que celle-ci aurait dans leur monde ? Toutes ces questions fourmillent dans les contes liés à Lectoris.
Les djala aiment utiliser ce mythe pour effrayer leurs auditeurs. Ils attendent que les enfants soient endormis. Car derrière le bonheur de chaque Kaydrümmgar se trouve une angoisse de voir leur monde disparaître. Et tous savent ou croient savoir, qu’il ne faut pas trop perturber ce dernier. Ils ne veulent pas l’étudier. Ils veulent en jouir sans arrière-pensée. Ils veulent vivre au présent. Ils y arrivent presque. Leurs journées sont paisibles mais ils attendent la parerga du soir où ils écouteront les contes, fruits gorgés de sensations.
Les Kaydrümmgar aimeraient vivre dans une ville comme Lectoris, mais ils savent qu’une telle ville ne peut être qu’imaginaire. Ils aimeraient étudier pour embellir le monde. Ils aimeraient se réunir pour inventer un futur plus diversifié, mieux maîtrisé, plus performant. Ils aimeraient vivre, eux-mêmes, sans attendre qu’on perce à leur place le barrage qui accumule leurs sensations. Ils aimeraient discuter pendant des heures, affirmer et infirmer des idées qu’eux seuls auraient eues. Ils aimeraient avoir fondé une ville comme Lectoris et l’enrichir de leurs vies. Mais tout cela n’est qu’une légende.
Aventura Lysa Scribe, du BEL, affirme que les bases de ce mythe datent d'avant la naissance du premier dja. Malgré de nombreuses variantes, nous pouvons distinguer ces bases : La fondation d’une ville associée à un groupe d’intellectuels disparates, et un déclin inhérent inéluctable. Aventura Lysa Scribe ne va pas jusqu’à croire que cette ville a existé. Elle s’est demandée qui inventa l'histoire de ce lieu qui se développe davantage à chaque nouvelle génération de djala. Tout ce que l’on sait, c’est que le ou les rêveurs de Lectoris, comme tout auteur, tout dja, tout fda, ne sont que des outils de Borges l’Aïa, notre prophète. Gloire à lui !
Nous pouvons conclure cette description par l’humour et la modestie des djala qui ont fait de notre chère contrée du Kaydrüm un mythe essentiel du monde de la Terre où Lectoris occupe une place primordiale.
Proverbes et expressions
- Les bons contes font les bons amis
- Des contes d’Apothicaire : contes dont on saisit l’aspect calculatoire des mesures, dosages et artifices du langage employé.
- auteur : Desman
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