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Je sais ailleurs enfin
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- Je voudrais que dans la foule
- Il y ait une voix douce qui s'élève
- Et qui réponde aux histoires que l'on m'a contées
- Il paraît qu'une fois qu'on touche terre
- Il n'y a plus moyen d'en décoller
- On m'a dit que seuls le mauve et le bleu
- Permettaient de respirer
- Moi, je respire dans ma chair
- Entre mes nuits, je vois qu'il reste des étoiles
- Qui se satisfont des deux lunes
- Pourtant il faut casser les habitudes
- Je sais...
- Parfois j'ai envie de n'être que moi
- Mais c'est là que tu viens me chercher
- Et puis je t'aime alors à quoi bon ?
- Certains chevaux dans la mer se laissent monter
- Alors je m'accroche à ta crinière
- Et j'ai des flashes de toi qui se kaléidoscopent
- Mettant de la lumière à ma mémoire
- Le soleil je l'ai touché un beau soir de juin
- Et j'ai mis une couche d'été à l'automne
- Parce que tu es plus jolie en jupe légère
- Et parce qu'il fait assez froid ailleurs
- Ailleurs...
- Il faudra désormais des taxis qui sachent voler
- Et dont le compteur tournerait aussi vite que la Terre
- Sans quoi nos utopies bleutées nous rattraperaient
- L'espace d'un instant j'ai cru en moi
- Puis j'ai écarté le temps jusqu'à l'infini
- J'ai saupoudré ton corps de mes lèvres
- Si bien que tu m'as baptisé baiser
- Un jour mon corps apaisé se couvrira de roses
- Et au milieu des pétales où tes larmes se nicheront
- Il restera toujours trois ou quatre épines
- Pour nous protéger du brouillard de la foule
- Enfin...
- 09/06/04
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