Préambule
Ceux qui s'intéressent au conte, seul art considéré comme majeur au Kaydrüm, devraient plutôt consulter l'article qui lui est dédié.
Préface
Il a déjà paru, dans l’unique collection du Bureau d’études littéraires (BEL) du Kaydrüm, les deux Histoire orale : celle de la Littérature orale kolfplodf, par Glenisam Améasoï et Clorazid Idap, et celle de la Littérature orale lastla, par Nerbizon Calert et Franel Olpaustre. Ces deux manuels se sont répandus dans leur province respective. La jeunesse curieuse favorisa l’engouement du grand public.
Nous ne pouvions nous contenter de les traduire en langue odoise pour les rendre accessible à nos amis les lecteurs, frustrés de ne pas avoir accès de la même façon à l’étude de leur propre patrimoine. C’est pour cette raison que nous avons écrit cette première version de la littérature écrite du Kaydrüm, et que nous la publions en odois. Nous tenons à signaler que chacune des sept provinces du Kaydrüm verra bientôt l’édition de l’étude de sa propre littérature écrite. D’abord dans la langue de sa province. Les traductions suivront plus tardivement.
Puisse ce nouvel ouvrage servir à montrer que l’écrit possède des richesses qui lui sont propres et faire découvrir des aspects rares de notre patrimoine.
Nous informons nos lecteurs que cette étude devrait commencer par le Kaydra. Mais nous venons de publier premièrement, le livre intitulé Kaydra où sont assemblées toutes les versions écrites connues à ce jour du Kaydra, et deuxièmement une édition heptalingue intitulée Étude du Kaydra où nous avons analysé son histoire, son rôle, son influence dans chacune des sept provinces et dans l’ensemble du Kaydrüm. Aussi, nous renvoyons les lecteurs à ces deux ouvrages essentiels.
Quatre remarques s’imposent avant de commencer :
- Notre but n’est pas de nous moquer des djala ni de remettre en question leur rôle.
- Pour les lecteurs qui subiraient trop l’influence du monde imaginaire de la Terre, nous signalons que l’imprimerie a été découverte vers la fin du IIème siècle de notre ère. Les incorrigibles djala ont décidé que ‘’l’invention’’ de l’imprimerie dans le monde de la Terre a été découverte par des hommes ne pouvant exploiter son potentiel à cause de leur système d’écriture. Et ceci, à une date volontairement plus récente que dans la réalité : le XIème siècle. Et l’invention des caractères mobiles au XIIème siècle, alors que chacun sait qu’ils ont été découverts au début du IIIème siècle. Les djala nous ont conté la vie de ce personnage Gutenberg dans un pays éloigné de cette invention et vivant plusieurs siècles plus tard. Le tour de force de nos djala est d’avoir su rendre glorieux un être tellement en retard sur son temps.
- Il est important de rappeler que ce que nous appelons "découverte" est appelé "invention" dans le monde de la Terre. Dans cet univers fabuleux, les êtres croient pouvoir maîtriser leur destinée au point de devenir des créateurs. Nous savons que Borges est l’unique Auteur. Nous nous efforcerons au cours de cet ouvrage à expurger notre vocabulaire des mots dont le sens risquerait d’être trahi par l’influence de ce monde imaginaire qu’est le monde de la Terre. Nous nous servons des noms des auteurs simplement pour aider la mémoire de nos lecteurs. Si vous faites parti de ceux qui refusent cette méthode, sachez que nous publierons bientôt une version abrégée de cette histoire de la littérature écrite kaydrümmgar. Aucun nom d’auteur n’y sera noté. Nous nous contenterons d’une histoire des textes accompagnée de leur analyse.
- Comment avons-nous retrouvé les noms de ces auteurs qui tous ont signé leurs œuvres Borges ou Aïa ? Nous donnons ces noms avec certitude. Les pas encore assez nombreuses ("nombreux" devrais-je dire maintenant que des hommes ont rejoint notre communauté) analystes qui ont étudié ces livres ont découvert que tous les auteurs ont laissé leur nom malgré eux, soit caché, soit en évidence croyant qu’il ne viendrait à personne l’idée de leur approprier ce qu’ils doivent à Borges. Pour certains, il est évident qu'ils voulaient qu'on ne puisse pas approprier "leurs" œuvres à d'autres qu'à eux-mêmes.
Introduction
Les origines
Les premiers écrivains du Kaydrüm ont tous publié eux-mêmes leurs œuvres. Pas toutes leurs œuvres. Il va sans dire qu’ils ont mauvaise réputation dans la littérature orale, surtout de la part des djala. La plupart des auteurs de cette période sont originaires du Kolfplodf, la région sud-est du Kaydrüm. Les échanges de cette région avec l'Ailleurs étaient plus importants que dans le reste du pays.
La comparaison entre les écrits des principaux auteurs de cette époque montre chez presque tous une préoccupation constante des principes devant être posés à l'art de l'écriture.
Domangue Sergolon
Vers 270 – 312. Née à Aspalster, Kolfplodf. Domangue Sergolon écrivit les Drétioles, conte pouvant être commencé par n’importe laquelle des phrases qui le compose, et les Plaveurs, qui explique sa façon de conter suivant les saisons.
Iskpa Blotre
Vers 275 – 307. Née à Vlö, Kolfplodf. Iskpa Blotre a enjolivé sa biographie sous le titre IBlotre et a publié de nombreux poèmes, dont huit nous sont parvenus. Ces derniers, comprenant chacun huit strophes de huit vers, forment un cycle dénommé ultérieurement Huitains Blotrains.
Digpa Blotre
301 – 355. Née à Vlö, Kolfplodf. Digpa Blotre fut envoyée à Mondoria par sa mère Ikspa Blotre. Elle y étudia sous l’égide de Cwantraille, un précepteur cultivé qui ne publia rien personnellement. Il poussa Digpa Blotre à se méfier de l’écrit. Tombé amoureux l’un de l’autre, Cwantaille aurait menacé la belle de ne pas se marier avec elle si elle restait décidée à améliorer les techniques d’imprimerie. Elle lui a obéi jusqu’à la mort de celui-ci. Puis elle développa ses idées et édita trois livres : Doux acquiescement et autres trahisons, puis Paroles antérieures à ma naissance, qui est une compilation de longs extraits de contes, et Folles années, qui est un conte de 57 852 mots dont le sujet principal est la difficulté de rester assis en train d’écrire sans être dérangé par les badauds, ses amis ou les membres de sa famille.
Baldito Gerve
303 – 362. Né à Kolslok, Kolfplodf. Baldito Gerve incarne la recherche d’un compromis entre l’oral et l’écrit, la recherche d’une synthèse jusqu’alors introuvable. Sans doute n’existe-t-elle pas. Dans Kloïstina, il raconte en abîme des histoires indépendantes. Ses successeurs en feront par d’intelligents mélanges, les premiers optanga. Baldito Gerve fait tourner les têtes et excite les esprits en parlant tour à tour d’oralité et de l’écrit. Le lecteur ne sait plus, tant le travail d’écriture est poussé dans ses derniers retranchements, s’il lit ou s’il écoute. Les descriptions magnifiques aident le lecteur à atteindre des extases que seule l’oralité semblait capable d’extérioriser. D’après les contes qui reprennent l’histoire de Baldito Gerve, Kloïstina aurait été son seul livre. Un succès immédiat qui ne s’étendit pas à plus de trente kilomètres de son lieu d’impression. Les lecteurs, dont et surtout les djala, prenaient les livres pour des objets magiques doués d’ubiquité et dont il était risqué de laisser leur invasion se dérouler comme ils avaient dû le prévoir. Beaucoup de ces livres ont été noyés, broyés entre les meules des moulins. Selon la légende, Baldito Gerve aurait lui-même brûlé les exemplaires en sa possession, sauf un. Un sur lequel il a ajouté des pages blanches. Cent pages sur lesquelles nous sommes persuadés qu’il a écrit une suite avec une encre spéciale à laquelle nous ne sommes toujours pas arrivés à redonner un éclat qui nous serait accessible.
Ce seul exemplaire a été retrouvé dans les fondations du moulin du village de Kolslok, là où personne ne pouvait deviner son existence. Sans connaître le but de Baldito Gerve, la légende a raconté que pour se venger il avait voulu racheter tous les lieux où avaient été malmenés ses livres. Et c’est ce qu’il fit. Dans son testament, il a prié ses descendants de garder intact le moulin, d’en rester quoi qu’il arrive les propriétaires jusqu’à ce que les livres deviennent des objets banals. Nous devons à cette requête la sauvegarde de l’unique exemplaire de Kloïstina que nous avons aujourd'hui entre nos mains.
Valksorgdaër Nilpolov
Nous ne savons rien de sûr au sujet de cet auteur, sinon son nom et qu’il a écrit le fameux Ante-scriptum que tout le monde connaît de nom puisque de nombreux auteurs y font référence, ainsi que la plupart des djala. Tant de choses contradictoires ont été racontées sur cet Ante-scriptum qu’il est impossible de le définir sans risquer de se fourvoyer à chaque hypothèse. La seule certitude est que Nilpolov a vécu à la pire des époques pour les écrivains. Ceux de sa génération ont brisé le tabou de la littérature écrite au péril de leur tranquillité et au péril de leur œuvre.
Gsoplost Diraguende
317 – 381. Né à Pao, Brüg. Gsoplost Diraguende commença sa vie en tant que djala. Le jour où il entendit parler de l’existence des livres, il voulut en voir un des ses propres yeux. D’après ses Mémoires partielles, ce livre aurait été l’Ante-scriptum de Nipolov. Diraguende, subjugué par la lecture du propriétaire du livre et par la beauté des caractères, cessa son nomadisme. Il s’installa à Lastlopf dans la province de la Kolfplodf parce que c’est là qu’il fit cette découverte. Il ne devint même pas fda. Il devint "écrivain". Il fut le premier à employer ce mot, ou plutôt, il fut le premier à employer ce mot parmi les tous les auteurs dont nous avons des livres entre nos mains aujourd’hui. Tant ont disparu.
Diraguende se trouva un emploi dans une auberge située sur la place de la petite ville de Lastlopf. Il mit des années à apprendre à lire et à écrire. Il écrivit le premier dictionnaire de langue protlodf. Il écrivit aussi le premier dictionnaire protlodf-diaphère. Ces deux ouvrages n’ont jamais été publiés de son vivant. Ils le seront trois cents ans plus tard. Ils sont encore de nos jours une base de références sérieuses.
À quarante ans, Diraguende commença son œuvre-livre unique qu’il intitula Endo-scriptum en hommage à l’Ante-scriptum de Nilpolov. Il édita une nouvelle version plus longue et plus dense tous les cinq ans, c’est-à-dire en 362, 367, 372, et 377. L’édition de 382 ne vit jamais le jour. Et ses cahiers ont été perdus. Par modestie, la dernière phrase de chacune des éditions était toujours la même : « Mon œuvre est un feu de paille. » Il savait aussi que la plupart de ses livres seraient brûlés.
Endo-scriptum est un prodigieux conte épique et fantastique. Les djala s’insurgent contre cette idée, mais il semble bien que Diraguende soit la seule source de cette épopée inoubliable (en dehors de Borges). Il est inutile de raconter cette histoire que tout les Kaydrümmgar connaissent depuis leur plus tendre enfance. Cette œuvre est restée le conte qui connaît le moins de versions. Et ces versions se regroupent en cinq principales qui correspondent avec une grande similitude aux différentes éditions de l’Endo-scriptum. Du moins pour les quatre premières. Il est évident que la dernière version non publiée écrite par Diraguende ne s’est pas perdue tout de suite puisque les djala la propagent encore de nos jours. Cette œuvre est si bien ciselée que les djala, d’habitude si enclins à la création, se sont contentés de l’adapter à leur oralité. Le seul véritable apport des djala est le changement du titre. Le plus connu est Toi, le venin.
Ribière Laoba
317 – 375. Née à Olpfaäa, Kolfplodf. Ribière Laoba a laissé le Livre des justifications et un recueil intitulé Dérivatif intense de la calomnie.
Épanouissement
Oja Dsiki
Malgré le charme et la douceur de vivre de la province du Kolfplodf dont il est originaire, Oja Dsiki est un auteur dont les thèmes révèlent une souffrance au monde. Tombe, petite tombe en est le meilleur exemple.
C'est l'histoire d'un homme qui déménage une fois qu'il considère avoir "pressé le citron à son maximum". Pour ce personnage, cette expression est l'essence même de sa vie. Avant d'être installé en sa nouvelle demeure, il creuse une petite tombe, sous le regard des curieux, et y place un cercueil de pierre qui constitue l'essentiel de ses bagages. Le reste consiste en des pierres scintillantes qu'il taille pour qu'elles resplendissent de nouveaux éclats.
Debout devant la tombe, il reste une semaine dans une tristesse muette, puis, du jour au lendemain, il plonge dans la vie quotidienne de ses voisins et autres personnes qui sont attirées par son accueil qui est enfin réconfortant et convivial. Pendant plusieurs mois, il tente de desceller l'âme profonde de chacun, ses motivations à la vie, ce que chacun est prêt à sacrifier pour qu'on le laisse en paix.
Alors, les êtres le déçoivent par la lourdeur de leurs sempiternelles plaintes, usées, ravagées, déliquescentes. Il s'offre à eux comme un miroir volontaire, comme un scalpel humanitaire, comme un professeur de syntaxe poétique, comme un ciel bleu sans nuage devant un horizon crépusculaire. En quelques jours, l'homme est écarté, renié, retrouve son statut d'étranger au village. Il est haï dans un plaisir réciproque qui soulage sans atteindre aucune délivrance.
D'un commun accord tacite, l'homme se réfugie chez lui et nul ne vient le déranger. Avant que le soleil ne se lève, il est agenouillé devant la tombe et reste prostré la journée entière. Lorsque le soleil se couche, il se redresse de son mieux et s'enferme chez lui. Une semaine passe ainsi. Une longue semaine où nul n'ose lui poser la question que personne n'a osé lui poser lorsque tout allait si bien.
Arrive la nuit où il déterre le cercueil de pierre. Lorsque le soleil se lève, personne ne sait qu'il a quitté les lieux depuis longtemps. Personne ne sait que le cercueil a toujours été vide comme il se sent vide au milieu des autres "lui-mêmes".
Déjà, il s'installe en un nouvel endroit pour y vivre sa communicative solitude.
Soregge Repec
Tant il a transformé l’orthographe des mots en son terrain de jeu privilégié, cet auteur aux écritures multiformes est celui que les djala, analphabètes pour la plupart, connaissent le moins.
À base autobiographique, son œuvre la plus connue relate Le bon plaisir de Solën Huÿnst, une femme qui, nue, écrit chaque jour, de façon précise, de dix heures à quinze heures tout en dégustant de nombreux fruits et en buvant de doux vins, entourée de chats. Lorsque sonne l’heure, elle quitte sa table, même au cours d’une phrase. Il est nécessaire de remarquer que dans Le bon plaisir de Solën Huÿnst, Soregge Repec intègre dans le quotidien de cette femme des concepts techniques purement fantastiques comme celui des pendules ou celui de la roue, ce qui lui donne un côté « moderne » dans le sens décrit dans le monde de la Terre.
Le reste de l’après-midi, elle est serveuse dans un hôtel très chic de l’ancien cœur de ville de Mondoria. Ses soirées sont rythmées par les mots des djala qui enchantent les parergas où elle se rend avec une sixaine d’ami(e)s. Elle part souvent la dernière afin de discuter longuement avec le dja de son art sans oser dire qu’elle écrit. Le (ou la) dja est souvent séduit(e) par les sourires enjôleurs de cette femme sensuelle tout en sachant qu’il (ou elle) quittera la ville au petit matin, fidèle au nomadisme des djala.
Dès son réveil, seule dans son lit, Solën Huÿnst tend le bras gauche pour attraper et sortir de son secrétaire, les feuillets de la veille, afin de se relire. Lorsque sa pendule sonne les huit heures, elle se prépare pour une nouvelle journée. La vie favorisait ces plaisirs qu’elle savait varier malgré les apparences. Mais un jour, elle se rendit compte qu’une lettre avait disparu de l’un de ses feuillets. Elle garda cette idée en tête jusqu’à ce qu’arrive son heure d’écrire et commença par tracer un beau « e » sur le papier qui paraissait être vierge en écriture à cet endroit précis. Après plus de vingt années, c’était la première fois que ceci arrivait. Alors elle n’y porta plus attention et passa une belle journée et une très bonne soirée auprès d’un jeune dja à la langue tonique et savoureuse.
Le lendemain, il manquait un « i » et un « p » sur deux feuillets différents. Le jour suivant un « ü » était devenu un « k ». Et le papier ne portait aucune rature. La lettre suivait le fil de son écriture à la perfection, comme elle se délectait à le faire, puisque son plaisir d’écrire était aussi physique. Sentir la plume glisser sur le papier choisi pour son grain et sa couleur, et la regarder déposer ce fluide violacé demeurait une petite jouissance qu’elle savait accueillir.
Chaque jour, des lettres disparaissaient et quelques unes étaient transformées. Même auprès de ses ami(e)s, Solën ne voulait trahir son secret ; écrire est mal vu au Kaydrüm. Plus les lettres disparaissaient, plus Solën perdait sa capacité d’écrire. Bien qu’écrivaine, et donc non croyante, elle alla fleurir chaque jour la tombe virtuelle de Borges afin de retrouver ses faveurs. Au bout d’un mois d’agonie scripturaire, Solën en était réduite à se contenter d’une phrase par jour. Une phrase douloureuse comme un accouchement. Accouchement qu’elle craignait tant. Et le lendemain, il lui fallait recommencer dans la douleur, puisque des mots entiers disparaissaient et elle devenait incapable de s’en souvenir.
Le jour où elle atteignit le niveau de la page blanche, elle se sentit comme soulagée. En fait, son cauchemar ne faisait que commencer. Des sons disparaissaient de sa bouche puis de sa mémoire. Puis des mots entiers. Elle devint non seulement muette, mais aussi incapable de comprendre le langage qu’elle entendait et percevait de plus en plus comme une langue étrangère inaccessible. Solën devint étrangère à elle-même. Arriva le jour où elle devint incapable de penser. Elle ne faisait plus que ressentir les sensations sans qu’elles ne passent par son cerveau.
Son état végétatif la plongea dans le coma jusqu’à sa mort. Parfois, comme un réflexe, un mot s’échappait de sa bouche : « Borges ! »
Apogée
C'est au 00e siècle que se situe l'émergence d'un mythe majeur qui devait laisser des traces durables dans la littérature écrite du Kaydrüm : l'histoire de Lectoris. Il s'agit d'une ville légendaire qui porta le nom de Belon jusqu'en 1173 et en changea sous l'impulsion de la Guilde des Copistes Lumineux. Lectoris est une ancienne ville de la Thiérache en Picardie, à une trentaine de kilomètres au nord de Laon, située donc dans l'Ailleurs. Il n'est pas clair, aujourd'hui encore, si la légende de Lectoris est apparue à cette époque ou si on a retrouvé, comme certains experts l'ont affirmé, les textes de mythes beaucoup plus anciens, conservés par tradition orale, puis transcrits sous forme écrite. (Voir à ce sujet les travaux de Damien Smenda, Elinor Wajnederlandsis, Cornelius Masternande et Jerry W. Milwaukee.)
Déclin
Force est de constater que la littérature écrite, au Kaydrüm, a connu des jours meilleurs. Les auteurs actuels valables se comptent sur les doigts d'une (petite) main. On peut citer cependant Plouhat, qui est à la fois écrivain et dja, et quelques autres (à compléter).
- auteur : Desman, Fuligineuse
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