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Extase textuelle
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Une vague de charbon me parcourt. Ego Out est allé de l’avant… tant mieux, ce sera plus facile ainsi. Je n’ai pas vraiment envie de lui fournir les cotylédons et les planches damasquinées qu’il ne manquerait pas de réclamer – s’il savait. C’est plus simple aussi. Je n’avais rien prémédité mais je suis mon instinct viral. Je vais tout simplement me faire disparaître en me dissolvant progressivement (je commence par les pieds ou par la tête ?) Déjà en me regardant dans les trois miroirs, je vois que je suis devenue presque transparente, en tout cas fumeuse et fuligineuse comme une bougie dans un roman de Tolstoï. J’envoie par courrier subliminal un message reconnaissant à la Déesse de l’Univers grâce à qui… et sans laquelle… Puis je dépose un petit bouquet de fluctuations azurées au pied de la stèle. Voilà, c’est fait… il ne reste plus de moi qu’un nom dans un petit livre.
- Je regarde au loin et en hauteur. Dans chaque direction des tonnes et des tonnes d’ouvrages sont répertoriés, classés, et un nombre incalculables de personnages en tous genres font des va-et-vient incessant, et ce joyeux bordel est gratuit ! Il me suffit de les regarder pour jouir du plaisir qu’offre ces heures de lectures. Ma pauvre Ego In, tu risques de m’attendre longtemps aux archives. Je prends mon pied ici. De nombreuses apostrophes bien cambrées me demandent quel est mon bon désir. Sans hésiter je demande un fauteuil, un petit tambour dénasalisé pour mes pieds, un bon jus d’oranges pressées et surtout, les œuvres complètes d’Harold Pinter. Je m’installe en terrasse derrière une baie vitrée avec vue panoramique sur de vertigineuses vallées aux neiges éternelles. Les doigts de pieds en éventail j’écoute les métallurgistes jouer devant moi pendant leur pause. Quelle intensité ! Ma vie a enfin atteint des sommets irrévérencieux pour le commun des mortels. Je savoure, je jubile, l’extase n’est pas loin. Et le phénomène s’amplifie à chaque phrase qui me pénètre, à chaque mot qui me prend et me donne du plaisir. Comme je me sens bien !
- Je regarde au loin et en hauteur. Dans chaque direction des tonnes et des tonnes d’ouvrages sont répertoriés, classés, et un nombre incalculables de personnages en tous genres font des va-et-vient incessant, et ce joyeux bordel est gratuit ! Il me suffit de les regarder pour jouir du plaisir qu’offre ces heures de lectures. Ma pauvre Ego In, tu risques de m’attendre longtemps aux archives. Je prends mon pied ici. De nombreuses apostrophes bien cambrées me demandent quel est mon bon désir. Sans hésiter je demande un fauteuil, un petit tambour dénasalisé pour mes pieds, un bon jus d’oranges pressées et surtout, les œuvres complètes d’Harold Pinter. Je m’installe en terrasse derrière une baie vitrée avec vue panoramique sur de vertigineuses vallées aux neiges éternelles. Les doigts de pieds en éventail j’écoute les métallurgistes jouer devant moi pendant leur pause. Quelle intensité ! Ma vie a enfin atteint des sommets irrévérencieux pour le commun des mortels. Je savoure, je jubile, l’extase n’est pas loin. Et le phénomène s’amplifie à chaque phrase qui me pénètre, à chaque mot qui me prend et me donne du plaisir. Comme je me sens bien !
- auteurs : Fuligineuse, Desman
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